CLSC de Pohénégamook : « Il n’est pas question qu’on touche à notre urgence! »
La Ville de Pohénégamook a tenu une réunion mercredi soir pour décider des actions à entreprendre afin de maintenir les services offerts au CLSC. Des élus et des représentants du Témiscouata, du Kamouraska et du secteur de Rivière-du-Loup étaient présents pour apporter leur soutien. Le maire de Pohénégamook, Benoit Morin, ne décolère pas. Il affirme que depuis l’annonce des restrictions budgétaires dans le réseau public de santé et de services sociaux au Québec, il est dans le flou quant à l’avenir des soins offerts au CLSC de sa ville. L’inquiétude pour l’avenir des soins de santé dans le secteur s’est amplifiée ces dernières semaines avec la publication d’un communiqué de l'Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS), le 10 février dernier. Dans son communiqué, le syndicat dénonce Interrogé à ce sujet, le CISSS confirme qu'une ressource peut être déplacée de Pohénégamook vers l'hôpital de Notre-Dame-du-Lac lorsque nécessaire, Depuis plus d’un an, la Ville, des représentants du CISSS du Bas-Saint-Laurent, des membres du personnel soignant, des intervenants du milieu de la santé et des membres du comité des usagers participent à un comité pour améliorer les soins de santé dans la région. L’inquiétude pour l’avenir des soins de santé au Transcontinental s’est amplifiée ces dernières semaines. Photo : Radio-Canada / Francois Gagnon Devant la fragilité du maintien des soins de santé, le maire de Pohénégamook a invité des représentants des MRC de Kamouraska et de Rivière-du-Loup mercredi soir pour discuter de ce qu’il était possible de mettre en œuvre pour se faire entendre. Le préfet de la MRC de Kamouraska, Sylvain Roy, mentionne qu'il a transmis la demande d’appui de la Ville de Pohénégamook aux 17 municipalités du Kamouraska. La MRC aura aussi en main une résolution lors du conseil des maires, le 12 mars. Un peu comme à Trois-Pistoles avec leur urgence, on veut se faire entendre et dire au monde politique qu’il faut mettre les priorités à la bonne place. Les élus organiseront une journée de mobilisation à la mi-mars devant le CLSC de Pohénégamook. À l'heure actuelle, le CISSS songe également à la suppression du service d'urgence de l'hôpital de Trois-Pistoles entre 20 h et 8 h la semaine et entre 16 h et 8 h la fin de semaine.On ne sait pas si on va être coupés. On ne peut rien nous garantir. Personne au bureau de la députée de Mme Dionne ou au CISSS du Bas-Saint-Laurent ne me donne de réponse franche
, raconte M. Morin.la décision du CISSS du Bas-Saint-Laurent de transférer des technologistes médicaux de Pohénégamook vers l'hôpital de Notre-Dame-du-Lac afin d'y maintenir les services essentiels
.mais jamais en découvrant complètement les services de Pohénégamook
, nuance par écrit le porte-parole Gilles Turmel. Il ajoute que cette mesure a été prise ces dernières semaines.Avec ces coupures budgétaires, on a arrêté de chercher des solutions innovantes qui auraient peut-être amené de nouvelles dépenses et du personnel supplémentaire
, ajoute le maire.
L'appui de toute une région
Les quatre municipalités de l’est du Kamouraska [Saint-Alexandre-de-Kamouraska, Saint-Joseph-de-Kamouraska, Sainte-Hélène-de-Kamouraska et Saint-André-de-Kamouraska] utilisent beaucoup ce point de services, en raison de la proximité notamment
, indique M. Roy par écrit.
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